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Partager un cheval, une expérience humaine

Aujourd’hui, en ce dimanche pluvieux et déprimant (en tout cas chez moi), je voulais aborder avec vous un thème qui mérité qu’on s’y attarde une fois de plus. Aujourd’hui nous allons parler demi-pension et partage de cheval. Et oui, tout le monde n’a pas toujours la possibilité d’assumer un cheval seul. Ils sont bien mignons avec leurs bouilles d’anges, mais qu’on se le dise, ils nous coûtent cher que ce soit en temps ou en argent ! Alors partager les frais, ça peut vite devenir intéressant.

Pour comprendre plus clairement ce que j’entends par « partage de cheval », prenons un exemple simple (et pas du tout narcissique) : le mien. Je possède depuis presque 8 ans une jument qui m’a été offerte par mes parents. Jusque-là pas de soucis, sauf que ma sœur est aussi mordue de cheval. Acheter deux poneys et les assumer n’était absolument pas possible alors ma sœur et moi avons été obligées de partager. Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas si terrible que ça.

On peut donc voir le partage comme une sorte de co-proprieté bien utile. Le bon côté lorsque l’on partage un cheval avec une personne que l’on connait, c’est que cette aventure permet de renforcer les liens. On apprend à se connaitre mieux, à dialoguer pour prévoir les séances de travail, à se concerter quant à l’achat de matériel. S’organiser demande un peu de temps au début et il faut se mettre d’accord sur qui fait quoi et quand. Une fois la mécanique bien rodée, c’est un pur bonheur. Les avantages à ne pas être seul à s’occuper d’un cheval sont nombreux. Tout d’abord, vous avez un emploi du temps plus libre. Pas besoin d’aller tard aux écuries en rentrant d’une longue journée fatigante car vous savez que le cheval a déjà été sorti.

Pour ma part, je sais que même si je ne suis pas là en semaine, ma sœur s’occupe de notre jument. Une fois la confiance installée avec votre co-propriétaire, vous n’avez plus peur de ne pas savoir ce qu’il fait subir à votre pauvre cheval sans défense. Ce qui n’est pas le cas avec la demi-pension comme nous le verrons dans le paragraphe suivant. Et finalement, la plus belle chose qui ressort de ce partage, ce sont les innombrables souvenirs que vous allez accumuler au fil du temps : une balade en forêt, une leçon que vous aurez eue, des résultats en concours, un shooting photo…  Et puis, à deux, vous avez toujours un photographe ou un caméraman sous la main, plus ou moins consentant ^^.

Venons-en à la demi-pension plus communément abrégée en DP. Ce système consiste simplement à mettre à disposition un cheval dont peut s’occuper un autre cavalier que le propriétaire contre une participation économique. Les jours sont variables et établis avec le propriétaire en fonction de ses attentes et de celles du cavalier demi-pensionnaire. Au niveau des avantages, ils sont identiques à ceux de la co-propriété : gain de temps, partage des frais…

Le plus difficile avec la DP pour un propriétaire, c’est de trouver LE cavalier ou LA cavalière le plus souvent (et oui les écuries manquent cruellement de présence masculine) idéal. On ne va pas se mentir, tous les propriétaires attachés à leurs chevaux sont exigeants lors du choix d’une demi-pension. On aimerait quelqu’un qui s’occupe de notre cheval comme nous le ferions nous-même. Mais ne rêvons pas, tout le monde n’est pas prêt à raconter une histoire à loulou avant qu’il se couche dans son box, à nettoyer avec assiduité votre matériel ; les attentes sont souvent déçues par la réalité. Étant à l’université, j’ai cherché quelqu’un pour prendre ma jument en demi-pension durant la semaine. Ce n’est déjà pas facile de trouver quelqu’un tout court, mais je vous laisse imaginer la galère quand vous voulez quelqu’un formé à une équitation « naturelle ». Après plus de cinq mois de recherche, j’ai fait l’essai avec une personne. Autant dire tout de suite que le contrat n’a pas été renouvelé car la dite personne ne correspondait absolument pas à mes attentes. Je n’avais absolument aucune confiance en elle. S’il y a bien un mot qui résume la DP parfaite, c’est la confiance !

Mais heureusement, toutes les demi-pensions n’ont pas une fin si catégorique. Au fil des écuries que j’ai connues, j’ai pu voir des couples propriétaire-demi-pensionnaires très soudés. Certaines personnes sont parties de zéro, ne se connaissant pas et ont créé petit à petit une véritable amitié tout cela grâce au cheval. Ne diabolisions pas la DP qui peut vraiment être une très belle aventure équestre et humaine.

N’hésitez pas à commenter cet article pour me raconter votre expérience en tant que propriétaire ou demi-pensionnaire. Et dites-moi si un article sur comment mettre en place une demi-pension lorsqu’on est propriétaire vous intéresserait.

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